Affaire Delphine Jubillar : Cédric, son mari reste en prison

Cédric Jubillar, le mari de Delphine Jubillar, cette infirmière disparue depuis plus de 6 mois, à Cagnac-Les-Mines dans le Tarn, est maintenu en détention provisoire, après la décision rendue, ce jeudi 8 juillet, par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse. Ce peintre plaquiste de 33 ans, soupçonné du meurtre de son épouse clame toujours son innocence.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse a décidé, ce jeudi 8 juillet, du maintien de Cédric Jubillar en détention provisoire à la maison d’arrêt de Seysses près de Toulouse. Ce père de famille de 33 ans, soupçonné du meurtre de son épouse Delphine Jubillar, mystérieusement disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines dans le Tarn, reste donc en incarcéré, conformément aux réquisitions de l’avocat général Bernard Lavigne.

Ce dernier avait mis en avant, lors de l’audience de mardi 6 juillet, « la nécessité de protéger les indices et éléments de preuve », dans une enquête « qui ne fait que commencer ». Le représentant de l’accusation avait aussi fait valoir « le pouvoir de nuisance des réseaux sociaux » face auquel Cédric Jubillar pouvait s’exposer s’il était remis en liberté. « Il faut aussi le protéger de ces risques ».

Les avocats du mis en cause, Mes Franck, Alary et Martin, avaient plaidé la remise en liberté de leur client et tenté de démonter toutes les pièces d’une accusation qu’ils estiment « fragiles et parfois mensongères ». Ils avaient également regretté l’abandon de pistes non explorées, lors de cette enquête. Comme, celle d’un chauffeur de taxi qui dit avoir vu une femme marcher au bord de la route, vers 6 heures du matin, le 16 décembre, non loin de Cagnac-les-Mines et portant un haut blanc à capuche. Vêtement comparable à la doudoune blanche que portait Delphine Jubillar lors de sa disparition, selon le récit de son mari.

Parmi les indices retrouvés par les enquêteurs figurent des taches suspectes. Des traces de sang de Delphine Jubillar et de sperme découverts sur le pyjama de son époux, Cédric.

Un indice qui pourrait être lourd de conséquence, mais que les avocats de Cédric Jubillar relativisent. La tâche ne serait qu’une « microtrace de sang sur la manche mélangé à du sperme, qui correspondrait davantage à un rapport sexuel qu’à un crime », insiste la défense.