Bossey : Individu mortellement neutralisé par balle par un gendarme. l’enquête s’oriente vers la légitime défense

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Deux informations judiciaires sont ouvertes dans l’affaire de l’homme tué par balles par un gendarme lundi matin à Bossey, en Haute-Savoie, lors d’une intervention, dont une pour « violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner », renforçant l’hypothèse de la légitime défense.

L’individu neutralisé par un gendarme lundi matin à Bossey, dans le Genevois français, est un Suisse âgé de 26 ans. Il a été tué alors qu’il aurait tenté de s’échapper au volant d’une fourgonnette en fonçant sur un gendarme. 

Cette semaine deux informations judiciaires ont été ouverte par le parquet d’Annecy. La première pour tentative d’homicide, vols en réunion et association de malfaiteurs. D’après la procureure de la République Véronique Denizot, le jeune homme décédé était en train de charger des motos volées en Suisse dans une fourgonnette avec un complice quand les gendarmes, alertés par un riverain, sont arrivés. 

Le complice s’est échappé à pied et a été rattrapé plus tard. Suisse également, il est aussi âgé de 26 ans. Il est placé sous contrôle judiciaire et poursuivi pour vols en réunion et association de malfaiteurs. Il devra répondre à ces chefs d’accusation ultérieurement. Pour l’instant, trois vols de deux roues sont rapportés et font l’objet de plainte en Suisse comme l’explique le journal France Bleu.

A l’arrivée des militaires, le second s’est engouffré dans son véhicule et a tenté de prendre la fuite tout en fonçant sur le gendarme, positionné face à lui, toujours d’après la procureure de la République. Elle explique que ce scénario ressort des constatations et des témoignages recueillis lors de la remise en situation qui a eu lieu en milieu de semaine. Cette reconstitution laisse également penser que l’auteur du tir mortel était alors en position de légitime défense.

La seconde information judiciaire a été ouverte pour « violence ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner ».  Celle-ci est confiée à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale. Le gendarme mis en cause est placé sous le statut de témoin assisté. Pour stopper le jeune suisse dans sa fuite, il a tiré à neuf reprises, blessant mortellement ce dernier dès la première balle qu’il a reçue dans le pectoral droit.