Pass sanitaire : Les policiers ne veulent pas verbaliser. « Nous sommes la police du peuple. Pas celle d’un système »

© Kevin Bonkendorf Photographie

Le projet de loi imposant le pass sanitaire dans différents lieux progressivement à partir de ce mercredi a été adopté lundi soir en Conseil des ministres.

L’extension du pass sanitaire pour accéder aux restaurants, cinémas, parcs d’attractions et centres commerciaux a été validée lundi soir en Conseil des ministres. Le gouvernement a apporté quelques précisions sur son entrée en vigueur.

Le passe sanitaire doit être obligatoire dans les lieux de culture à partir de ce mercredi et dans les bars et restaurants (y compris en terrasse), les hôpitaux et maisons de retraite, les transports (avions, trains, car longue distance) et les centres commerciaux à partir de début août pour les plus de 18 ans, à compter du 30 août pour les 12-17 ans.

Une période de rodage d’une semaine

« Le pass pourra être requis dans les centres commerciaux dès lors que sera garanti l’accès aux biens de première nécessité à l’échelle du territoire », a précisé Gabriel Attal le porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres.

Face à l’inquiétude des acteurs concernés, le gouvernement prévoit une « période de rodage » d’une durée limitée, évoquant « une semaine » ou un peu plus, afin d’ »accompagner les professionnels » dans la mise en place du pass sanitaire. « Il n’y a aucune envie de piéger personne », a assuré Gabriel Attal.

« Le pass sanitaire entre en vigueur aux dates qui sont prévues. Simplement au départ, les forces de sécurité mobilisées pour faire les contrôles le feront, non pas pour contrôler et verbaliser les personnes, mais pour les aider, les accompagner », a-t-il insisté.

La contravention en cas de manquement à l’obligation de contrôle du pass sanitaire a été ramenée à 1 500 euros. « À la troisième réitération, cela passe à un délit qui peut aller jusqu’à 1 an et 9 000 euros d’amende pour une personne physique, 1 an et 45 000 euros pour une personne morale », a précisé le porte-parole du gouvernement.

Nous sommes la Police du peuple. Pas celle d’un système !

Seulement du côté des forces de l’ordre, ça ne passe pas : « Hors de question de se mettre davantage notre peuple à dos » dénonce l’association de policiers « Hors service ». « Hors de question d’accepter ces missions qui ne constituent en rien ce pourquoi on devient Gardien de la Paix. Nous sommes la Police du peuple.Pas celle d’un système !« 

Ce à quoi surenchéri l’association des Femmes de Forces de l’Ordre en Colère (FFOC) :  » Nous vivons avec des membres des forces de l’ordre… Pas des contrôleurs de la sécurité sociale… C’est bon pour tout le monde ? «