Belfort : L’ancien détenu qui a frappé un surveillant devant son domicile a été placé en garde à vue

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Dimanche 18 juillet, nous vous faisions part d’une violente agression survenue la veille au soir à Belfort. Un surveillant pénitentiaire en repos a été agressé devant son domicile par un individu armé d’un bâton.

L’agresseur était un ancien détenu. Ce dernier avait surpris l’agent qui se trouvait devant son domicile vers 21 heures. La victime avait été frappée à plusieurs reprises a coups de bâton.

L’agresseur a été interpellé et placé en garde à vue ce mardi 20 juillet. Il est soupçonné d’avoir attaqué à deux reprises un surveillant pénitentiaire. Celui-ci est le voisin du père de l’agresseur, dans le pays de Montbéliard (Doubs). Les deux hommes se sont côtoyés à la prison de Belfort comme l’explique le journal France Bleu.

7 jours d’Interruption Temporaire de Travail

La situation était déjà tendue depuis plusieurs mois, après que l’ancien détenu s’en est rendu compte. Régulièrement des insultes et des menaces se faisaient entendre. Mais l’ancien détenu est passé à la vitesse supérieure entre le samedi 17 juillet et le lundi 19 juillet. Après de nouvelles insultes, le surveillant pénitencier sort de chez lui, il est giflé puis frappé à coups de bâtons par l’ancien détenu. La victime, âgée d’une quarantaine d’année, s’est vue prescrire 7 jours d’Interruption Temporaire de Travail. 

Deux plaintes ont été déposées au commissariat de Montbéliard, avant que l’agresseur présumé ne soit interpellé puis placé en garde à vue. Il y était toujours mardi après-midi. Outre les faits d’agressions, les insultes devraient être qualifiées d' »outrages sur personnalité dépositaire de l’autorité publique ». 

« Il n’y a plus de respect de l’uniforme« 

Le syndicat local FO pénitentiaire, dénonce des « actes inadmissibles » et déplore une absence du respect de l’uniforme : « ça fait plusieurs mois que mon collègue subissait des insultes, jusqu’à ce que ça en vienne aux mains et qu’il soit agressé, je ne sais pas où on va mais on y va, dès qu’il n’y a plus la peur de la répression, il n’y a plus de respect de l’uniforme. L’individu l’a agressé une fois, au lieu de se tenir à carreau parce qu’il sait que la police est au courant, il va en expédition punitive une deuxième fois, en fait il n’a pas peur« .