Nîmes : Tirs de mortiers d’artifice sur la police. « On attend quoi, un mort ? »

A Nîmes, pendants que les policiers protégeaient des pompiers dans leur intervention, ils ont été visés par des tirs de mortiers d’artifice. Un individu de 17 ans a été placé en garde à vue ce soir-là. Mais pour le syndicat Alliance la justice n’est pas assez ferme.

Ce mardi alors que les sapeurs-pompiers du Gard intervenaient dans le quartier Pissevin à Nîmes pour un feu de broussailles, ils ont dû être renforcés par la police nationale afin d’assurer leur sécurité. Les forces de l’ordre ont été visées par des tirs de mortiers d’artifice à plusieurs reprises.

C’est dans ce contexte qu’un jeune de 17 ans a été interpellé et jugé en comparution immédiate mercredi. Mis en examen, il a été placé sous contrôle judiciaire.

Pour le syndicat de police Alliance, cette réponse n’est pas assez ferme. « La semaine dernière encore, il était auteur d’un outrage rébellion sur la police municipale. Il est mis en examen pour des faits assez sérieux, et il est quand même sous contrôle judiciaire, explique David Leyraud, secrétaire régional adjoint du syndicat Alliance Police, sur France Bleu Gard Lozère . Donc je ne vois pas ce qui nous garantit qu’il ne va pas réitérer des actes de délinquance. »

« L’utilisation massive à Nîmes, comme ailleurs, de ces tirs de mortier d’artifice causent occasionnellement et régulièrement des blessures. A ce jour on n’en a pas encore de grave. Mais si on continue, sans réponse pénale à la hauteur, un jour il y aura un drame. »

« On n’a pas envie qu’un jour un policier, un père ou une mère de famille, rentre un jour défiguré, le visage brûlé. Qu’est-ce qu’on attend ? On attend qu’il y ait un mort pour légiférer », s’interroge David Leyraud dans le journal France Bleu. « ou pour enfin prendre une décision pénale à la hauteur de la gravité des faits ? On ne tire pas un mortier d’artifice à hauteur d’homme, on ne le vise pas de façon innocente, et les conséquences peuvent être dramatiques. »

« Les policiers ne servent pas d’exutoire à la colère, ne servent pas de passe-temps et de loisir pour les délinquants et les oisifs sur le territoire nîmois comme ailleurs. »