Guillon-les-Bains : Les gendarmes découvrent une femme morte avant d’abattre son compagnon en fuite

© Spannagel Maxime Photographie

Le corps d’une femme a été découvert ce vendredi soir à Guillon-les-Bains dans une voiture. Les gendarmes ont neutralisé un fuyard très agité. Il a été mortellement blessé. C’était le compagnon de la victime.

C’est une nuit agitée et dramatique que les habitants de Guillon-les-Bains (110 habitants), près de Baume-les-Dames entre Besançon et Montbéliard ont vécu vers 23h, quelques minutes après le feu d’artifices du 14 juillet décalé à ce vendredi 23 juillet.

la gendarmerie est intervenue pour tenter de maîtriser un homme très excité et véhément, selon les premiers éléments de l’enquête. Cet habitant du village voisin de Villers-St-Martin menaçait, avec des bûches de bois notamment, les dizaines de participants aux festivités face auxquels il a ensuite rebroussé chemin pour se diriger, à pied, sur les hauteurs de Guillon-les-Bains via la route menant à Montivernage, autre commune voisine.

Et c’est là, 3 km plus loin, au bord de cette route que le drame s’est produit. Les gendarmes tombent d’abord sur un véhicule qui semble abandonné à la hâte et dont plusieurs éléments (pare-brise avant brisé, feux arrière détruits, etc.) sont nettement endommagés. Et en inspectant l’intérieur de cette Renault Twingo, ils y découvrent à l’arrière le corps sans vie d’une femme au visage tuméfié par une multitude de « coups de poing, a priori : aucune trace d’arme à feu ou d’objet contondant, pour l’instant, en attendant les résultats de l’autopsie qui sera pratiquée ce lundi et ce mardi », indique Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon, ce samedi après-midi au journal France-Bleu.

« C’est ma femme, je l’ai tabassée »

Quelques mètres plus loin, les gendarmes retrouvent l’individu recherché. L’homme est toujours très menaçant et agité. Il refuse d’obtempérer aux sommations d’usage et à leurs injonctions de ne plus avancer vers eux. « Dans ce secteur boisé et encore plus sombre au coeur de la nuit », restitue le procureur : le gendarme de carrière, âgé de 30 ans et l’élève gendarme, âgée de 20 ans font alors chacun usage de leur arme de service : une arme à feu pour le plus expérimenté et un pistolet à impulsion électrique pour sa collègue. Un seul coup de feu est tiré, peu avant minuit », précise Etienne Manteaux. 

Touché au thorax, leur opposant continue malgré tout d’avancer avant de s’écrouler sur la voiture, où il est réceptionné par un des pompiers également présents qui à notamment le temps de lui demander s’il connaît la victime à l’intérieur : « c’est ma femme, je l’ai tabassée »… Transporté en urgence au CHU de Besançon, il y décèdera finalement de ses blessures dans la nuit. 

Bien connu de la police et de la justice, l’homme de 39 ans est considéré comme le principal suspect pour l’homicide volontaire de sa compagne âgée 54 ans. Selon le procureur de la République de Besançon, « elle n’avait jusqu’à ce jour jamais déposé ni plainte ni main courante pour des faits de violences conjugales« .

Deux enquêtes sont donc en cours, une concernant le couple, une autre concernant l’usage des armes utilisées par les deux gendarmes pour neutraliser l’assaillant. Nous apportons notre soutien aux deux militaires et nous les félicitons pour leur courage et professionnalisme.