Moselle : Les détenus qui acceptent de se faire vacciner contre le Covid-19 pourront sortir plus vite de prison ?

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En Moselle, les détenus de la prison de Sarreguemines pourraient sortir plus vite de prison s’ils acceptent de se faire vacciner. C’est ce que le vice-président en charge de l’application des peines souhaite. Il est soutenu par la direction de l’établissement pénitentiaire.

Finalement, tout est bon pour lutter contre la surpopulation carcérale en France. Après la libération anticipée de milliers de détenus pendant le plus haut niveau de la pandémie de Covid, voila maintenant que d’autres pourraient retrouver la liberté plus tôt s’ils acceptent de se faire vacciner.

L’idée avait déjà été proposée en Guadeloupe. Cette fois, la direction de la prison de Sarreguemines se dit favorable à la mise en place de remises de peine en échange dune vaccination contre le covid-19.

« Cette procédure permettrait à toute personne incarcérée, ayant vocation à sortir de prison dans les mois à venir, de bénéficier d’une courte remise de peine, allant de quelques jours à quinze jours maximum, en échange de son acceptation à être vaccinée »

« Ce dispositif concernerait uniquement des personnes détenues pour des petits délits, avec de courtes peines. Celles incarcérées pour des infractions sexuelles, violences sur mineurs et violences conjugales ou intrafamiliales en seraient de fait exclues. Tout comme les détenus en attente d’un jugement. » explique la direction.

L’initiative, déjà sujette à controverse, pose une question éthique : pourquoi un détenu qui accepterait d’être vacciné mériterait-il une remise de peine ? À cette question, « la direction de la maison d’arrêt estime qu’elle est dans son rôle de promouvoir la réinsertion sociale des détenus qui seront de toute façon confrontés, dès leur sortie de prison, à l’obligation du pass sanitaire. Par exemple pour suivre des formations, trouver un emploi, prendre les transports en commun… Cette procédure a pour objectif de faciliter les démarches de réinsertion », explique-t-on dans le journal Républicain-Lorrain.

La population pénale a été informée de ce nouveau dispositif. « Pour l’heure, aucune procédure de ce type n’a été appliquée, insiste le procureur de la République de Sarreguemines, Olivier Glady.

La prochaine commission d’application des peines se réunira en septembre. C’est à cette échéance-là qu’on saura si la mesure est effectivement employée, ou non, à Sarreguemines », conclut-il.