Justice : Un réfugié afghan condamné après être sorti de la zone de surveillance qui lui avait été imposée par la DGSI

L’un des cinq afghans surveillés par les autorités pour des soupçons de lien avec les talibans a été jugé ce mercredi soir après être sorti de la zone de surveillance qui lui avait été imposée par la DGSI à son arrivée en France.

L’homme a expliqué lors de l’audience qu’il était malade ce jour-là et que l’un des résidents de l’hôtel lui a proposé de l’emmener acheter des médicaments près d’une épicerie où il avait ses habitudes dans le 18e arrondissement de Paris. Comme le relate Europe1, une version non corroborée par l’accompagnant qui a indiqué que l’Afghan voulait acheter des cartes SIM.

Celui-ci, âgé de 30 ans, a expliqué qu’il n’avait pas compris le sens de cette mesure de surveillance. La présidente lui a rappelé que cette version a plusieurs fois changé. Il s’est défendu d’entretenir des liens avec les talibans et a expliqué qu’en Afghanistan il était procureur et que son père était policier depuis 35 ans.

« Jamais je ne ferai quelque chose contre votre pays », a-t-il affirmé, souhaitant obtenir l’asile pour vivre ici en France avec ses proches, dont sa femme et sa fille de trois mois. La présidente du tribunal a souhaité tenir compte dans son jugement du contexte de l’arrivée du prévenu sur le sol français et le condamne à 10 mois de prison avec sursis.