Seysses : Tension maximale à la prison. Entre surpopulation et manque d’effectifs, les surveillants au bord de l’explosion

Après un été très compliqué, les surveillants du centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses tirent la sonnette d’alarme.

Entre une surpopulation pénale endémique avec 200 matelas au sol et des cellules prévues pour une personne occupées par trois détenus et un manque cruel d’effectifs pour faire face à ce phénomène, le personnel est au bord de l’explosion.

Comme le relate Le Journal Toulousain, après le rapport accablant et alarmant rendu public récemment par la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), cette fois, ce sont les surveillants eux-mêmes qui expriment leur mal-être face à leur conditions de travail. Jérôme Combelles, secrétaire local Force Ouvrière explique dans l’hebdomadaire régional “Ce n’est pas nouveau mais du fait de la fatigue et de la colère accumulées, on arrive à un point de saturation. En moyenne, les agents font entre 80 et 85 heures supplémentaires par mois, avec la vie de famille forcément impactée, les agressions verbales et physiques de la part des détenus se multiplient, c’est catastrophique”.

Détaché en tant que représentant syndical, il a remis l’uniforme pour prêter main forte à ses collègues. Celui-ci a fait ses calculs, il manque au quotidien 28 agents plus quatre autres qui partent bientôt à la retraite. Ce sont au total 32 postes qui font défaut pour couvrir et soulager les effectifs sur la prison de Seysses Toulouse. 

À l’approche de la prochaine commission qui détermine les mutations, le syndicaliste explique, “Nous serons particulièrement vigilants sur l’enveloppe qui sera attribuée à l’Occitanie par la direction de l’administration pénitentiaire. Nous savons qu’il y a de la demande de la part des agents pour venir à Seysses”. Il n’exclut pas la possibilité d’un mouvement de grève si le personnel de la prison n’était pas entendu.