Justice : Trois policiers renvoyés en correctionnel pour « homicide involontaire » après l’interpellation d’un homme de 1,90 mètres sous l’emprise d’une crise psychotique

Trois policiers ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour « homicide involontaire » après une interpellation, avec une clé d’étranglement, qui s’est déroulée en mars 2015, à Paris.

Cette nuit là, un premier équipage tente de maîtriser Amadou Koumé, mesurant 1,90 mètres et pesant 107 kilos. Celui-ci se débat. Il est sous l’emprise d’une crise psychotique. Un policier de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) arrive en renfort et procède à une clé d’étranglement. Comme le relate Le Parisien, conduit ensuite au commissariat, il avait succombé à un « oedème pulmonaire » causé par « l’association d’une asphyxie mécanique lente et d’une intoxication à la cocaïne ».

L’expertise médicale indiquera également que « le traumatisme cervical et laryngé » entraîné par une clé d’étranglement avait « participé à la survenue de cette asphyxie », également « favorisée » par son immobilisation au sol. Si la juge a conclu que les violences, pratiquées sans l’intention de blesser n’avaient pas été commises de manière illégitime, elle leur reproche de ne jamais avoir vérifié l’état de santé d’Amadou Koumé. D’ou le procès pour « homicide volontaire ».

Le policier de la BAC s’était défendu devant la juge d’instruction en invoquant l’urgence face à un « risque très important » qu’Amadou Koumé, doté d’une « force herculéenne », se saisisse d’une des armes de ses collègues.