Antibes : Il étrangle un policier après l’avoir menacé avec une machette

Photo Sébastien Fox

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les policiers ont été menacés par un individu armé d’une machette à Antibes dans les Alpes-Maritimes. L’agresseur a également étranglé un policier avant d’être maîtrisé et placé en garde à vue. Deux fonctionnaires sont blessés.

Les forces de l’ordre intervenaient à Antibes dans le cadre d’un tapage nocturne. Les faits se sont produits vers 2 heures du matin quand les policiers se sont retrouvés face à un homme armé d’une machette.

Au départ, un équipage de deux policiers s’est rendu sur place, puis un second de trois fonctionnaires. De la musique et beaucoup de bruit venaient de l’un des appartenant d’un immeuble du chemin du Petit-Four. Lorsque les policiers sont arrivés, ils ont aperçu trois individus dans le jardin de l’appartement en questure.

« Il y avait beaucoup de musique et notamment une guitare branchée sur un amplificateur », indique une source proche de l’enquête au journal ACTU17.

Avec une lampe torche, un policier a éclairé les individus et à demandé de faire moins de bruit et de baisser la musique. C’est là qu’un individu s’est dirigé vers la cuisine et s’est saisi d’un objet, sans que les policiers puissent voir de quoi il s’agissait.

L’individu s’est avancé vers les fonctionnaires en dissimulant l’objet puis s’est mis à l’exhiber. C’était une machette d’environ 50 cm. « Qu’est-ce que vous foutez là ? », aurait-il alors lâché. Puis la situation a dérapé.

Les policiers ont mis en joue cet homme menaçant et lui ont ordonné de lâcher son arme. Après quelques secondes, il a obtempéré. Alors qu’il allait être interpellé, le suspect âgé de 41 ans a agressé l’un des policiers. « Il l’a étranglé subitement avec l’un de ses bras », ajoute cette source. L’agresseur a résisté aux différentes emprises et un pistolet à impulsion électrique a été nécessaire pour réussir à le maîtriser et le menotter.

Placé en garde à vue, l’individu sera déféré ce samedi en vue de son jugement en comparution immédiate au tribunal de Grasse, lundi, pour « menaces avec arme et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique » et « rébellion ».

Deux policiers ont été blessés aux mains et à la nuque.  Ils se sont vu attribuer trois jours d’incapacité totale de travail (ITT) chacun.