Fausse disparition en Mayenne : Lisa avait déjà menti en 2019 dans une autre affaire

© Kevin Bonkendorf Photographie

Lisa, la jeune joggeuse qui a inventé son enlèvement a déjà connu une expérience contradictoire avec les forces de l’ordre en 2019 dans une autre affaire. Son état psychologique fait maintenant débat.

Ce vendredi, Lisa, qui avait expliqué avoir été victime d’un enlèvement par deux ravisseurs est revenu sur les faits en s’excusant d’avoir tout inventé.

L’adolescente a finalement déclaré que ses blessures étaient « d’origine accidentelle » et qu’elle n’avait « pas été enlevée ». Il est vrai que les enquêtes avaient de nombreux doutes sur la véracité des faits.

La procureure en charge de l’affaire a annoncé que la jeune fille fera l’objet d’une procédure pour « dénonciation d’infraction imaginaire ». Des faits passibles de six mois de prison et 7500 euros d’amende. De plus, en fouillant dans leurs archives, les enquêteurs ont découvert que ce n’était pas sa première fois que Lisa faisais parler d’elle.

En 2019, la jeune fille explique avoir subi un traumatisme lors d’un cambriolage survenu à son domicile alors qu’elle y était, seule. Selon ses dires, ce jour-là, elle serait tombée nez à nez avec… deux cambrioleurs. Ces derniers l’auraient bousculé avant de prendre finalement la fuite.

Lors de son audition, elle aurait dressé un portrait-robot d’un suspect qui correspondait, en tout point à la description d’un de ses camarades de lycée. Finalement, le jeune homme ne sera pas mis en cause, faute de preuves.

En attendant une nouvelle audience de la jeune fille qui pourrait se faire sous la forme d’une gare à vue, une expertise psychologique a été ordonnée par la justice. Elle pourrait confirmer des tendances à l’affabulation de la jeune fille.