Attaque au couteau de surveillants à la prison de Borgo : Jugé à Bastia, le parquet n’a pas retenu la qualification terroriste contre Morad Akaouch

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Le 19 janvier 2018, huit jours après l’attaque au ciseau à la prison de Vendin-le-Veil dans le Pas-de-Calais perpétrée par un djihadiste allemand, Morad Akaouch s’attaque à deux surveillants de la prison de Borgo.

Le détenu, âgé de 32 ans, est jugé à partir de ce lundi par la cour d’assises de Bastia. Ce jour-là, Morad Akaouch quitte sa cellule au matin presque nonchalant, mains dans les poches, se dirigeant vers le kiosque, le poste central de son unité, dont il ouvre la porte pour se ruer avec une arme blanche sur un surveillant. Comme le relate Le Monde, des détenus l’entendent hurler : « Allahou akbar ! »

L’agresseur assène sept coups de couteau au fonctionnaire qui lutte tant bien que mal, tandis que deux autres prisonniers tentent de maîtriser le forcené. Un collègue du surveillant va venir lui porter assistance et être lui aussi pris pour cible par Morad Akaouch. Il est poignardé à sept reprises selon le rapport du médecin légiste.

Gravement blessés, les deux fonctionnaires parviendront à s’extirper de l’unité. La scène a été filmée. Le détenu, qui a recouvert ses épaules avec un drapeau palestinien, déambule alors, bras levés, couteau en main dans l’aile. Soixante-treize minutes vont se passer avant son interpellation, ce qui permettra aux autres détenus de nettoyer le sang au sol et à l’arme du crime de s’évaporer. Morad Akaouch s’en remet à Dieu et n’entend parler qu’au juge antiterroriste, avant de se raviser.

Contre toute attente, l’hypothèse terroriste a été évacuée par le parquet de Bastia. Morad Akaouch, qui purgeait une peine de huit ans de prison pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », est jugé à partir de ce lundi pour tentative d’assassinat des deux surveillants pénitentiaires. Le verdict est attendu ce vendredi 19 novembre.