Rennes : Dès la première patrouille de nuit des policiers municipaux pris à partie. Le syndicat majoritaire réclame que tous les effectifs soient habilités au port d’arme.

© Page facebook : Kevin Bonkendorf Photographie

C’était la première soirée de patrouille jusqu’à 2h30 pour les policiers municipaux de Rennes ce vendredi et ils s’en souviendront.

Ces patrouilles sont mises en place afin de diminuer les nuisances dans le centre-ville lors des fins de semaine plus festives. Comme l’explique Le Télégramme, vers 1 heure du matin, les policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) interviennent place Hoche pour un homme qui en violente un autre. Mais ils vont être pris à partie par des témoins et demander des renforts à la police municipale.

Comme l’explique le quotidien régional, devant l’hostilité des individus, les policiers nationaux vont faire usage de gaz lacrymogène pour s’extraire avec l’agresseur présumé. Au même moment, six policiers municipaux qui patrouillaient dans le secteur tombent nez à nez avec « une quarantaine d’individus » hostiles à la police.

Comme l’a expliqué le syndicat FO, « Les collègues ont essuyé des jets de projectiles et notamment des bouteilles de bière. Le chien a dû esquiver plusieurs coups de pied. Il a fallu l’arrivée supplémentaire de deux équipages véhiculés de la Police municipale pour que les collègues sur place puissent s’extraire et regagner leur véhicule. Au total, sur les 15 agents engagés cette nuit-là, cinq étaient non armés faute d’habilitation de port d’arme. Nous réclamons que tous les policiers municipaux soient habilités au port d’armes du pistolet à impulsion numérique (PIE) et aux gaz lacrymogènes. On sait très bien qu’après minuit, le rapport police-population peut être beaucoup plus rude. »