Loon-Plage : Les policiers de la BAC de Lille sauvent sept migrants de la noyade

© Quentin Mercedes

Ce mardi 16 novembre, trois policiers de la BAC (brigade anticriminalité) de Lilleont porté secours à des migrants dans le canal de Loon-Plage. L’embarcation des réfugiés a coulé, faisant sept naufragés dont une femme et des enfants.

Alors que le camp de Grande-Synthe est démantelé, les agents de la paix eux patrouillent ce matin-là le long du canal. Vers 7 heures du matin, ils aperçoivent deux embarcations avec des réfugiés à bord qui tentent de traverser l’écluse. Sauf qu’une fois l’écluse passée, l’un des zodiacs présente une avarie et coule. A son bord, une vingtaine de migrants comme l’explique le journal France Bleu.

L’un des trois policiers explique que les migrants sont nombreux à tenter de prendre le large à cet endroit : « C’est une zone où il y a énormément de départs parce qu’il y a d’une part un site naturel qui est relativement vaste pour pouvoir se dissimuler et c’est aussi pratique pour rejoindre le port et le large. Nous on surveille la zone depuis les dunes. Notre mission consiste à empêcher les migrants de partir en mer. C’est à ce moment là qu’on aperçoit une embarcation avec environ 60 à 70 migrants à bord et une embarcation avec une vingtaine de réfugiés. On s’aperçoit que ce bateau est en difficulté et fait demi tour. Sept des migrants sautent à l’eau.« 

Les trois policiers n’ont pas hésité à se jeter à l’eau pour leur porter secours. Le policier raconte : « Il y a trois migrants qui n’ont pas de gilet dont une jeune femme et deux enfants. On décide avec les collègues de se jeter à l’eau. On ne va pas dire qu’on a fait des brasses sur 500 mètres, ce serait ce serait mentir mais jusqu’à hauteur d’homme. On a récupéré d’abord la jeune femme et les deux adolescents, que nous avons ramené sur les berges et ensuite on a récupéré les quatre autres réfugiés qui eux avaient des gilets de sauvetage. » 

Une fois que tous les réfugiés sont sains et saufs sur la berge, la plupart prennent la fuite, explique Jérémy : « Le problème qu’on rencontre, c’est qu’ils savent qu’on est policier, ils prennent peur et s’enfuient. On ne peut pas non plus les retenir. Ils sont en situation irrégulière sur le territoire forcément ils ont peur d’être interpellés. »

Puis quelques minutes plus tard, les policiers de la BAC retrouvent le groupe de migrants qui tentent de se réchauffer avec un feu improvisé dans un sous-bois. L’un des jeunes est en hypothermie, les policiers lui apportent les premiers secours, mais les réfugiés refusent d’être pris en charge par les secours.

« On est tous les trois pères de famille, l’un de nous a des enfants en bas âge. Forcément quand on voit ces enfants dans l’eau on n’est pas indifférents. C’est pour cela qu’on n’a pas hésité à sauter à l’eau pour aller chercher ces minots. » Témoigne l’un des policiers.