En 2020, 750 policiers ont demandé une assistance d’urgence, se considérant menacés dans leur vie personnelle

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Ce dimanche de nouveaux tags ont été découverts dans le hall D’immeuble de Montévrain en Seine-et-Marne où on pouvait lire notamment : « Violer un Baceux (sic) = 50K€, embuscade = 1.000€, outrage : 100K€ ».

Il y a un an et demi, le Ministère de l’Intérieur a mis en place un dispositif d’aide pour les policiers victimes de menaces et violences dans le cadre de leur mission de sécurisation ou dans leur vie privée.

Comme le révèle Europe 1, 750 fonctionnaires ont fait appel au groupe d’appui des policiers victimes depuis le 4 août 2020, jour où il a été créé. Soit une moyenne de 50 chaque mois. Les agents se considèrent donc menacés dans leur vie personnelle en raison de leur métier de policier, au point de faire appel aux services de la direction générale de la police nationale (DGPN). 

« Cela va de l’écoute et l’accompagnement juridique, jusqu’au changement de domicile ou de mutation dans les cas les plus graves, lorsque cela le nécessite. « Nous avons une obligation d’agir vite », détaille au micro d’Europe 1 le commissaire Philippe Zanardi, chef du département d’accompagnement des personnels de la police nationale.

Une dizaine d’agents ont bénéficié d’un changement de domicile et d’affectation en urgence depuis la mise en place du dispositif. Les conjoints, conjointes et l’ensemble de leur famille sont, elles aussi, accompagnées. Un numéro vert et une adresse électronique dédiée ont été mis en place pour les agents. Le policier victime « doit pouvoir avoir recours très rapidement à un interlocuteur qui le conseille, l’écoute et l’oriente dans ses démarches », indiquait le communiqué de presse du ministère de l’Intérieur lors du lancement de ce dispositif.