Le gérant d’une société de signalisation arrêté au volant de sa Renault Mégane RS bleu ressemblant étrangement à celle des gendarmes

Photo Facebook RAS distribution

La gendarmerie de la Drôme avait posté un « carton rouge » sur sa page Facebook après le contrôle d’un homme au volant d’une Renault Mégane RS bleu ressemblant étrangement au véhicule d’intervention des militaires.

Le 14 novembre 2021 à 17h00, des gendarmes procède au contrôle d’une Renault Megane 3 RS bleue qui arbore exactement la même sérigraphie avant/arrière que le Véhicule Rapide d’Intervention (VRI) de la gendarmerie.

L’automobile, qui appartient à un gérant d’une société de signalisation, ressemble à s’y méprendre au véhicule de dotation des gendarmes. Un panneau à message variable est même présent, mais non branché.

Le véhicule a été immobilisé jusqu’à remise en conformité par un garagiste. Une procédure délictuelle a été initiée à l’encontre de la personne qui risque 6 mois de prison et 7500 euros d’amende pour l’infraction d’usage public de véhicule pouvant créer une méprise avec ceux de la gendarmerie.

Depuis, Antoine Rfflin, le gérant de la société est dépassé par les événements : « Je ne pensais pas que cela allait faire le buzz comme ça dans les médias. Il y a eu des petites déformations. J’ai eu l’impression qu’on s’acharnait sur moi. Je suis passé pour un délinquant », déplore le trentenaire dans le Journal France Bleu.

« Je ne pensais pas que cela posait problème. Sur les côtés de ma voiture, il y a le logo de ma société, tout comme devant. J’aurais peut-être dû en rajouter un derrière », précise Antoine Rafflin. 

« J’étais en route pour un salon professionnel international à Lyon. Je devais y exposer ma voiture. C’est mon outil de travail. C’est la vitrine de mon entreprise », indique le gérant. « Je leur explique que j’ai les bandes réfléchissantes ne sont pas interdites, que je ne veux pas les copier mais que le jaune et le bleu sont les couleurs de ma boite et que je bosse même pour eux ». En effet depuis quatre ans, il fournit régulièrement des accessoires aux gendarmes, tout comme aux polices municipales de France.

Comme l’explique le journal, les gendarmes lui indiquent alors qu’il devra payer une amende et qu’il ne peut pas repartir avec cette voiture en l’état. « J’avais le choix entre la faire remorquer à mes frais jusqu’au salon à Lyon, ou arracher mes bandes réfléchissantes et faire demi-tour. J’ai décidé de les enlever. Ma voiture n’était plus en état pour faire le salon », ajoute Antoine Rafflin qui en participant, allait vivre l’un des plus gros évènements pour sa jeune entreprise.

« Cela me dépasse un peu. J’espère que le tribunal sera tolérant car je ne voulais pas provoquer les gendarmes. Je circule depuis quatre ans avec cette voiture surtout dans l’Hérault. Elle ne fait pas beaucoup de kilomètres. C’était la première fois qu’elle prenait l’autoroute depuis un an. Elle n’est pas allée très loin », ironise l’homme.

Il est convoqué dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel de Valence.