Paris : Deux mois après sa création, la police municipale est déjà en grève pour dénoncer les conditions de travail et les promesses non tenues d’Anne Hidalgo

Les syndicats de policiers municipaux ont lancé un appel à la grève pour dénoncer les conditions de travail et les promesses non tenues de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

A la mi-octobre, Anne Hidalgo officialisait la création de la police municipale de Paris lors d’une cérémonie en grande pompe. Seulement, deux mois après sa création, les conditions de travail sont dénoncées par les syndicats, et un appel à la grève a été lancé par l’UCP, FO, la CFDT, la CFTC et l’Unsa.

 Les agents sont appelés à cesser le travail entre 10 heures et 13 heures. Selon eux, la réforme voulue par la maire de Paris suit un agenda politique, en oubliant les réalités de terrain et les promesses faites.

Un temps de formation divisé par quatre. Une modification des cycles horaires. Voilà déjà deux problèmes recensés par les syndicats. Concernant la prime de nuit proposée pour les horaires de nuit, elle est jugée infusante. « elle servira juste à payer l’essence des agents qui habitent loin et ne peuvent pas rentrer en transports en commun » explique les syndicats.

Plusieurs syndicalistes affirment que des dizaines d’agents sont déjà sur le départ alors que la police municipale de Paris n’en compte que 154.

 Un chiffre contesté par Nicolas Nordman, l’adjoint (PS) à la maire de Paris chargé de la Sécurité selon qui il n’y aurait pour l’instant que sept démissionnaires. Il assure que sa« porte reste ouverte ».