Paris : Un policier lourdement condamné après avoir blessé un Gilet Jaune par un tir de LBD

© Page facebook : Kevin Bonkendorf Photographie

Deux policiers parisiens de la BAC (brigade anticriminalité) étaient jugés pour avoir blessé un homme appartenant aux Gilets Jaunes par un tir de LBD (lanceur de balles de défense) en février 2019. Le premier a été dispensé de peine, le second a été lourdement condamné.

Les faits se sont déroulés le 2 février 2019 au cours d’une manifestation de Gilets Jaunes à Paris. Au moment où les affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre sont aux plus violents. L’un des policiers a été jugé par le tribunal correctionnel de paris pour avoir blessé un gilet jaune par des tirs de lanceur de balles de défense. Il vient d’écoper d’une amende de 1500 euros. Son collègue a été dispensé de peine.

Le plaignant n’était pas présent à l’audience ni même représenté. Il avait été blessé au bas du visage et à l’abdomen par deux tirs de LBD  » à six secondes d’intervalle » place de la République à Paris. C’est le policier dont le tir à malheureusement touché le visage du manifestant qui a été condamné d’une lourde amande.

Comme l’avait précisé le président du tribunal, les policiers de la BAC n’avaient pas été formés au maintien de l’ordre. Lors de cette manifestation, le 2 février 2019, les policiers, explique qu’ils étaient dans un climat « insurrectionnel » et souligné n’avoir aucun équipement nécessaire au maintien de l’ordre. L’un des policiers portait son casque et sa veste de moto pour se protéger, l’autre avait « un casque de roller », le visage à découvert « sans visière ».

Sur son compte Twitter, le manifestant expliqué avoir reçu deux tirs de flashball, un « dans la tête » et un « dans le ventre ». Il disait également être à « au moins 10 mètres » et « passif » lors des faits.

Contacté par l’AFP à l’époque des faits, Christophe M. s’était alors défini comme nationaliste radical et précisait être le propriétaire de différents comptes sur les réseaux sociaux sur lesquels figurent des messages antisémites.