Oise : Interpellé alors qu’il roule sans permis, il accuse les policiers de violences et d’injures racistes

Un homme a déposé plainte contre des policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) de Creil. Selon lui, il aurait été victime de violences et d’injures racistes. Ce que contestent les forces de l’ordre.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 12 mars, à Nogent-sur-Oise, dans l’Oise. Ce jour-là, l’homme, âgé de 22 ans, roule au volant de la voiture de son père. Il se rend chez sa petite amie. Problème, il n’a pas le permis. Celui-ci lui a été retiré quelques mois plus tôt.

Un équipage de la BAC repère le véhicule et décide de le contrôler. Les policiers actionnent le gyrophare mais l’homme continue sa route pendant trois kilomètres. Pour se défendre l’homme explique dans Le Parisien, “J’étais un peu paniqué, je voulais me rapprocher du domicile de ma petite amie. Mais à aucun moment, je n’ai accéléré ou essayé de les semer”. Lorsqu’il s’arrête, il dit avoir “levé les mains”. Puis avoir fait tomber son téléphone portable. “Ils ont dû croire que j’avais jeté quelque chose”.

“En général, quand les gens n’opposent pas de résistance, il n’y a pas de dégâts”

C’est à ce moment, selon lui, que les policiers lui seraient “tombés dessus”. Il affirme avoir été frappé et étranglé par les policiers. Il explique également qu’il aurait subi des insultes et des injures racistes. L’un des fonctionnaires l’aurait traité de “sale bicot”. Blessé à l’épaule lors de son interpellation il s’est vu prescrire quinze jours d’ITT. Il a porté plainte contre X pour « violences par personnes dépositaires de l’autorité publique suivie d’incapacité supérieure à 8 jours ».

L’enquête confiée à l’IGPN

Pour les policiers concernés, les choses ne se sont pas déroulées comme cela. Ils disent “avoir dû faire usage de la force face à un individu qui avait pris la fuite et qui ne se serait pas laissé faire”. Avant d’ajouter, “Il a été amené au sol et a été manifestement blessé lors de ce geste”.

Le patron des policiers de l’Oise ne souhaite pas “s’exprimer sur l’enquête de l’IGPN qui est en cours”, mais rappelle au média parisien qu’”en général, quand les gens n’opposent pas de résistance, il n’y a pas de dégâts”. Un policier a d’ailleurs réagi ” Je connais les gars de la BAC, ce sont des gars clean”.

 

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