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Annecy : Sa maison est squattée par des Roms. Il décide de les expulser lui-même et filme la scène. Regardez

Roms Annecy
Roms Annecy

Le propriétaire est excédé, et cela se comprend. Vendredi dernier, il a tenté de faire sortir de force une famille de Roms qui occupe la maison de ses parents décédés.

C’est un véritable cauchemar pour ce propriétaire. Sa maison, inoccupée depuis cinq ans, située avenue d’Aix-les-Bains à Seynod est squattée depuis le 13 avril, par une famille des gens du voyage. Composée de 7 enfants et de 3 adultes, ils ont élu domicile dans la maison de cet homme.

En cinq ans, c’est la troisième fois qu’il subit cette situation. Déjà trois fois que la maison de ses parents, décédés, est occupée illégalement par des gens du voyage. « Les deux fois précédentes, ça s’était bien passé. Les gendarmes sont venus et les squatteurs sont partis sans problème. Là, c’est plus compliqué », commente le propriétaire, qui souhaite rester anonyme. « On n’a pas voulu vendre cette maison tout de suite, car le deuil n’était pas fait », précise-t-il par la suite au journal L’Essor Savoyard.

Les gendarmes sont intervenus le 13 avril avec le PSIG, le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie. « Ils ont commencé à vider les affaires. Après, il y a eu un appel, et un gendarme a dit : on n’expulse pas, il y a des enfants ».

Le propriétaire a donc considéré la situation sans issue et à décider d’intervenir lui-même. « Je suis censé engager une procédure pour les faire expulser. Mais vous connaissez la lenteur de la justice, ça va prendre des mois et la maison est déjà dans un sale état », relève-t-il.

Vendredi 15 avril, il se rend sur place, accompagné d’un ami. Muni d’une brouette remplie de parpaings puis de ciment. Il décide de condamner l’entrée de la maison en montant un mur afin d’obliger les occupants à quitter son domicile. Mais malgré la progression du mur, aucun d’eux n’a bougé. « Je pensais que ça les ferait sortir, mais visiblement ça ne les dérange pas », déplore le propriétaire.

C’est là que le propriétaire, à bout de nerfs, décide d’utiliser une bombe lacrymogène pour les déloger, tout en filant la scène. « Vous croyez que ça me fait plaisir d’en arriver là ? » dit-il dans la vidéo.

Les gendarmes interviendront à nouveau sur place. Le propriétaire sera placé en garde à vue. Une enquête a été ouverte. Regardez la vidéo.

Si vous rencontrez ce genre de situation, voici quelques conseils pour éviter cette situation.

Déposer une plainte pour violation de domicile au commissariat de police ou à la gendarmerie de votre secteur. Engager une procédure judiciaire. Faite appel à un huissier de justice qui se rendra sur place pour constater l’occupation illégale et notifier un commandement de quitter les lieux. Les occupants auront alors 48 heures pour quitter les lieux. Dans le cas contraire, l’huissier peut demander à la préfecture un octroi de la force publique.

Si la préfecture donne son accord, les forces de l’ordre interviendront pour déloger les occupants. Si la préfecture refuse, il faudra saisir un juge des référés du tribunal administratif compétent.

Surtout, n’agissait pas vous-même. Vous pourriez être accusé de violation de domicile. Le propriétaire en infraction risque jusqu’à 3 ans de prison et 30 000 euros d’amende.

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