Loire-et-Cher : Les policiers tirent sur un forcené armé d’un couteau à Blois

Des policiers ont dû faire usage de leurs armes pour maitriser un individu armé d’un couteau dans la soirée de jeudi 21 avril 2022.

Les faits sont survenus vers 22 heures. La police avait été appelée pour un étudiant de nationalité marocaine arrivé en septembre dernier en France. Comme le relate La Nouvelle République, l’homme, âgé de 26 ans, déambulait pieds nus, armé d’un couteau de cuisine. Lorsque les policiers arrivent sur place, l’individu dont les vêtements étaient ensanglantés, se trouvait près de l’entrée d’une résidence seniors.

L’homme refuse d’obtempérer aux forces de l’ordre et se dirige vers les policiers en brandissant son couteau. L’un des fonctionnaires fait alors usage d’un pistolet à impulsion électrique. Le tir de taser n’a aucun effet et l’individu s’enfuit et pénètre dans la résidence. Il se réfugie derrière une palissade.

Un policier fait feu à quatre reprises

Les policiers le suivent et s’approchent de lui. Le forcené se montre à nouveau menaçant. Un fonctionnaire utilise un LBD et le touche. Mais l’assaillant reste debout, couteau à la main. Un nouveau tir de taser est effectué mais rien n’y fait. “Au contraire, l’individu s’avançait vers les policiers avec son couteau si bien qu’un membre des forces de l’ordre a dû faire usage de son arme de service, un Sig Sauer 9 mm, et a tiré à quatre reprises”.

L’homme est atteint d’une balle au thorax. Après être tombé, il s’est relevé malgré ses blessures pour ne pas être menotté. Un nouveau tir de LBD ne l’a pas dissuadé de lâcher son arme. Fort heureusement, il finit par être maîtrisé par les policiers qui ensuite lui prodiguent les premiers soins. Transporté à l’hôpital, il a été admis dans un service de réanimation. Comme l’explique le procureur, “Il avait perdu beaucoup de sang et ses jours étaient alors en danger, depuis, son état de santé est stabilisé mais il ne peut être émis de pronostic sur son évolution”.

Une intervention “adaptée, mesurée et graduée”

Le magistrat indique que “L’enquête va s’attacher à comprendre les raisons de ce comportement erratique et incohérent” et précise “qu’aucune parole en lien avec des revendications politiques ou religieuses n’a été prononcée”. Selon les colocataires du forcené, jusqu’alors très calme, il connaissait depuis peu des périodes d’angoisse et tenait des propos incohérents. Il avait refusé d’entrer à l’hôpital où des connaissances l’avaient emmené. C’est après une conversation téléphonique avec sa mère qui vit à Casablanca qu’il a quitté précipitamment son logement, muni d’un couteau.

Le parquet a qualifié l’intervention des sept policiers d’«adaptée, mesurée et graduée » face à une personne agressive et déterminée. L’usage de l’arme de service est considérée comme entrant dans le cadre de la légitime défense.

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