Tarbes : Après avoir frappé sa femme, il agresse trois policiers

voiture de police
©️GPFS Média

Imad M., un Tarbais de 33 ans a été poursuivi pour avoir violemment frappé sa conjointe le 29 avril dernier, mais aussi pour avoir donné un coup de tête à un policier et outrages sur personnes dépositaires de l’autorité publique.

Ce soir-là, la voisine entend l’homme dire à sa femme lors d’une violente dispute de plus de deux heures : “je vais te séquestrer et te tuer”. Les faits se déroulent en présence de leur enfant âgé de 4 mois.

Les policiers arrivent alors devant le logement. Ils entendent des bruits suspects, comme si des meules étaient déplacés. C’est la femme qui finira par ouvrir la porte après un long moment. Elle a le visage gravement tuméfié et la tête en sang. La femme indique que son conjoint n’est plus là, et qu’il a quitté l’appartement par la fenêtre.

Mais les policiers ont un doute et décident d’entrer dans le logement. Ils retrouveront l’homme, sous le lit, dans la chambre à coucher. L’individu a refusé d’en sortir. Devant le tribunal il explique : “Moi j’étais calme. Ce sont eux qui m’ont frappé.” Une réponse qui déclenche la colère de la magistrate.

“Vous avez porté une dizaine de coups au visage de votre compagne, lui avez causé une plaie ouverte à la tête soignée avec, neuf points de suture, hurlé pendant deux heures, et vous nous dites que vous étiez calme ? Pensez-vous sérieusement que le tribunal va vous croire ?”

Madame était tellement effrayée qu’elle vous a caché devant les policiers, est partie précipitamment de l’hôpital et a refusé de porter plainte contre vous”, rappelle la substitut du procureur. Elle demande au tribunal de condamner le conjoint violent à 24 mois de prison dont 6 avec sursis et mise à l’épreuve.

Pour Me Noémie Rozane, son client est un homme dépassé par la vie, en proie à une grande accumulation de fatigue. Pas de quoi attendrir le tribunal qui condamne l’homme violent à 24 mois de prison, dont 9 mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans, interdiction d’approcher la victime, ainsi que diverses obligations de soins comme le relate le journal La dépêche.

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