ACTU Pénitentiaire

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Surveillant pénitentiaire

Les missions

Un métier d’autorité et d’écoute

Les surveillants prennent en charge les personnes confiées par les autorités judiciaires, en assurent la garde et la surveillance et participent à la mission de réinsertion.

Favoriser la réinsertion et prévenir la récidive

Au contact quotidien des personnes détenues, les personnels de surveillance participent à leur réinsertion aux côtés des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) et des partenaires.

Compétences requises

Le métier des personnels de surveillance requiert de réelles qualités humaines liées à la nature même de leurs missions et au public auprès duquel ils interviennent.

Rigueur et stabilité, sens de l’écoute et impartialité, aptitudes au travail de jour comme de nuit, sont autant de qualités que doivent posséder les personnels de surveillance.

Afin de leur permettre de remplir le très large éventail de tâches qui leur est assigné, des connaissances juridiques et techniques leur sont enseignées lors de leur formation à l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP). Une formation continue tout au long de leur vie professionnelle leur permet de s’adapter constamment à l’évolution de leur métier et de progresser dans leur carrière.

Affectation et évolution de carrière

Les métiers des personnels de surveillance offrent une grande diversité de postes à des niveaux de responsabilité différents exercés en qualité de surveillant, surveillant brigadier, premier surveillant, major, lieutenant, capitaine ou commandant pénitentiaire.

Ils peuvent être affectés dans un des 187 établissements (maisons d’arrêt ou établissements pour peine) sur l’ensemble du territoire français.

Les affectations des surveillants sont déterminées à l’issue de la formation, selon le rang de classement obtenu lors de la scolarité.

Grâce au statut d’avril 2006 modifié en 2013, les surveillants pénitentiaires peuvent évoluer vers des postes d’encadrement (premiers surveillants et majors) puis accéder à des postes de commandement (lieutenant, capitaine, commandant pénitentiaire)

Ils peuvent être amenés à assurer les fonctions de chef d’établissement dans un établissement pénitentiaire de moins de 200 places.

  • Les surveillants peuvent par sélection interne avoir accès à des fonctions spécialisées telles que moniteur de sport, chargé d’application informatique, membre d’une équipe régionale d’intervention et de sécurité (ERIS), formateur.
  • Les surveillants qui ont atteint au moins le 5e échelon de leur grade (périodes de formation comprises), peuvent par une validation des compétences sous forme d’unités de valeur (UV), devenir surveillant brigadier.
    Le surveillant brigadier est un surveillant expérimenté auquel sont confiées plus de responsabilités, mais il n’est pas le supérieur hiérarchique des autres surveillants.
  • Les surveillants et surveillants brigadiers peuvent, après 6 ans d’ancienneté, par concours interne, atteindre le premier niveau des postes d’encadrement, celui de premier surveillant. Après 13 ans de service au sein de l’administration pénitentiaire dont 4 ans dans son grade, le premier surveillant peut devenir, par examen des capacités professionnelles, major pénitentiaire.
    Les premiers surveillants et majors pénitentiaires ont pour mission principale d’encadrer une équipe en détention. Les premiers surveillants peuvent occuper des fonctions spécialisées telles que formateur du personnel, référent local informatique, coordinateur du service des sports. Les majors peuvent être responsables de secteurs particuliers, gérer les équipements et les matériels de sécurité.
  • Les surveillants peuvent également présenter le concours de lieutenant en interne au bout de 4 ans d’ancienneté.
  • Les premiers surveillants et majors pénitentiaires âgés de 38 ans au moins, après 12 ans de service effectif dont 5 ans en qualité de 1er surveillant, peuvent devenir au choix lieutenant pénitentiaire. C’est le premier niveau du corps de commandement. Au bout de 2 ans, ils peuvent être promus capitaine pénitentiaireCes derniers, après 6 ans, peuvent accéder par un examen professionnel au grade de commandant pénitentiaire.

Conditions d’accès et formation

Pour s’inscrire au concours de surveillant, il est nécessaire de répondre à certains critères :

  • posséder le brevet des collèges ou un titre/diplôme équivalent et reconnu,
  • être âgé de 19 ans au moins et 42 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours
  • posséder la nationalité française,
  • jouir de ses droits civiques,
  • n’avoir pas fait l’objet de condamnation incompatible avec l’exercice des fonctions de surveillant pénitentiaire,
  • répondre à certaines conditions physiques.

Une fois admis au concours, les élèves surveillants suivent une formation de 8 mois, rémunérée 1 200 euros net mensuels (hors primes de stage), dispensée à l’École nationale d’administration pénitentiaire située à Agen (Lot-et-Garonne). Elle se déroule en alternance sous forme de cours (droit pénitentiaire, connaissance des populations prises en charge, gestion du stress, techniques d’intervention…) et de stages pratiques en établissement pénitentiaire.

Le statut et la rémunération

Comme tous les agents de l’État, les surveillants pénitentiaires se trouvent soumis au statut général de la Fonction publique et au statut particulier de l’administration pénitentiaire. Ils sont, en outre, régis par un statut spécial : le décret n° 2006-441 du 14 avril 2006 modifié par le décret n° 2013-1256 du 27 décembre 2013.

Rémunération nette mensuelle au 1er mars 2018*

Net mensuel primes incluses**

Elève surveillant (hors primes de stage) 1 469 €
Surveillant 1 594 € à 2 221 €
Surveillant brigadier 1 780 € à 2 260 €
Premier surveillant 2 010 € à 2 433 €
Major 2 300 € à 2 551 €
* Ce montant intègre l’augmentation du taux de base de l’ICP de 1000 € à 1400€ et à l’augmentation de la prime de DJF de 26€ à 36€ depuis le 1er mars 2018, telles que définies dans le protocole du 29/01/2018.

** Rémunération y compris indemnités permanentes aux taux de base mais hors indemnités de nuit, dimanche et jours fériés et heures supplémentaires

S’inscrire au concours de surveillant pénitentiaire